Test de starcraft ii wings of liberty

StarCraft II : Wings of Liberty


StarCraft II : Wings of Liberty

Posté le 05/08/2010 à 16:58

Auteur : Paupiette FR , Site : http://www.pixel-gamer.fr/

NOTE DE L'ARTICLE (3 votes) :note




Pratiquement 12 ans après un Starcraft s'étant imposé dans le monde entier comme référence de la stratégie temps réel, Blizzard Entertainment nous présente la dernière évolution de sa formule spatiale. Faut-il y voir le renouveau d'une série ou bien une simple mise à jour ?

Zergs, Protoss, Terrans, même combat

Nous revoilà dans l'univers SF quatre ans après les faits de Starcraft : Brood War, la seul et unique extension de Starcraft. Jim Raynor combat désormais un Dominion mené par l'Empereur Mensk. Alors qu'il continue son combat pour sauver la population des agissements du dictateur, voilà que Kerrigan, la Reine des Lames, souveraine des essaims Zergs, refait une apparition plus que remarquée en attaquant des planètes. Et comme si cela ne suffisait pas, Tychus Finley, vieux compère de Jim, sort de prison après neuf ans de cabane. Jim devra donc, avec l'aide de sa petite armée, combattre à la fois le Dominion, les essaims Zergs, et les factions fanatiques Protoss qui lui barrent le chemin, le tout pour mettre la main sur une relique contre un joli pactole.

La campagne dans son ensemble est plutôt bien fichue. Sans enchaîner les missions train-train où l'on construit une base pour écraser celle d'en face, ici il faudra composer avec le facteur temps, ou encore les aléas des conditions climatiques. Par exemple, tôt dans l'histoire, il faudra récolter un minerai riche entre deux montées de lave. Bien sûr, ce minerai sert également à développer sa base et former de nouvelles troupes. De plus, chaque mission comporte un ou des objectifs secondaires. Réussir la totalité permet non seulement de débloquer les Hauts-Faits (succès à la sauce Blizzard) mais aussi de récolter un bonus de crédits. Ces derniers permettent, à bord de l'Hyperion, le vaisseau amiral de Raynor, d'engager des mercenaires, mais aussi d'améliorer unités et bâtiments. Certaines unités sont d'ailleurs spécifiques à la campagne et n'apparaissent pas dans les autres modes de jeu. L'Hyperion est également l'endroit à partir duquel il est possible de discuter avec l'équipage, et refaire les missions déjà passées pour améliorer son temps, ou dans un autre niveau de difficulté. Cette difficulté est modifiable à chaque début de mission. Si l'on vise trop haut, il suffira de la réduire pour pouvoir avancer dans l'histoire.

Techniquement, bien que le titre du studio californien ne fasse pas partie des jeux les plus impressionnants, il faut admettre que les choix esthétiques sont toujours pertinents. Les couleurs pètent et les animations sont aux petits oignons. On remarque assez vite la présence d'humour adulte très marqué. Tychus est un modèle de vie, à condition d'aimer les gros bourrins fumeurs de cigares, aptes à évoluer en milieu carcéral. Dans l'ensemble les doublages français sont d'excellente facture, avec un synchronisation labiale bien présente pendant les cinématiques ingame. Les cinématiques en images de synthèse, elles, en plus d'être sublimes, se paient également le luxe d'une traduction dans la langue de Molière. Ce n'est rien, mais voir un panneau routier tout en français, ça aide pour l'immersion, et c'est un détail que d'autres studios auraient négligé. On en arrive aux musiques, orchestrales dans leur majorité et du niveau de celles d'un World of Warcraft. Il aura fallu attendre longtemps, mais chaque jeu du développeur le confirme : Blizzard soigne toujours l'emballage.

Le jeu qui soigne son équilibre

Une fois la campagne bouclée, le joueur a toujours l'opportunité de se rabattre sur le mode Défi. Très exigeant, mais terriblement efficace, ce mode permet de se familiariser avec les forces et les faiblesses de ses unités. Par exemple, le premier défi demande à dispatcher les unités fournies entre trois dépôts de ravitaillement pour éviter leur destruction. Ces trois points sont attaqués par différents types d'unités ennemies. Il faut donc se creuser la tête et placer idéalement ses troupes. Autrement, l'escarmouche contre l'I.A. est toujours possible, que ce soit en 1vs1, 2vs2, ou 3vs3, tout est paramétrable, y compris le niveau de difficulté de chaque opposant et allié. Bien que ne simulant pas les comportements humains, l'I.A. se révèle coriace et est, à mon sens, mal échelonnée. Les paliers entre les cinq niveaux de difficulté sont trop francs, et il est possible de se retrouver le cul entre deux chaises, bloqué sur un niveau de difficulté supérieur alors que celui du dessous est devenu une promenade de santé.

Quoiqu'il en soit, on retiendra surtout l'énorme travail d'équilibrage entre les factions. Penser que StarCraft II n'est qu'une simple mise à jour esthétique du premier est une grossière erreur. Blizzard s'est permis de retirer des unités présentes dans Starcraft, et d'en ajouter de nouvelles, ce qui impliquait une réévaluation des forces en présence. De nouvelles idées font leur apparition, comme par exemple la possibilité d'étendre le mucus Zerg, sur lequel les unités se déplacent plus vite. Bien pratique quand on maîtrise les capacités d'attaque et d'effet de surprise de cette faction. Les Protoss se limiteront aux portails de téléportation, ce qui est déjà pas mal. Mais encore une fois, les trois races se jouent différemment et sont toutes les trois équilibrées.

Dans l'Espace et sur Battle.net

Nous le savions depuis quelques temps, Blizzard comptait rénover en profondeur sa plate-forme de jeu en ligne. Obligatoire pour pouvoir jouer, le compte Battle.net se crée rapidement (il est d'ailleurs proposé de s'en ouvrir un pendant l'installation du jeu) et permet de regrouper tous ses jeux Blizzard. Cette nouvelle plate-forme permet de communiquer entre les différents titres. Il est dès lors possible de contacter un ami sur World of Warcraft (par exemple) pour organiser une partie de StarCraft II (et vice versa). On pourra ensuite se rabattre sur de la coopération contre l'I.A. ou jouer des matchs classés ou non.

C'est un des gros points forts du jeu, si ce n'est l'atout numéro un que propose StarCraft II : la gestion des ligues et des classements en ligne. Le développeur propose désormais à tout le monde de participer, selon son niveau, à différentes ligues plus ou moins disputées. Trouver une partie est rapide (ndr : vu le succès du soft, tu m'étonnes...), et les gros noobs comme l'auteur de ces lignes auront le choix le passer par une ligue d'entraînement de 50 matchs, dépourvue de classement. Chaque fin de match sera l'occasion d'enregistrer le replay, soit pour frimer devant ses potes, soit pour apprendre de ses erreurs et voir les tactiques déployées par les autres joueurs. Les replays sont bien pensés, il est possible de voir toutes les actions qu'a réalisé n'importe quel joueur sur le champs de bataille. L'outil qui aurait pu paraître gadget est en fait essentiel et influence la courbe d'apprentissage du joueur. Néanmoins, on pourra regretter de ne pas pouvoir mettre la main sur les replays des meilleurs, tout d'abord pour apprendre d'eux, mais aussi pour pouvoir assister à de jolis affrontements.

Un jeu parfait ?

Non, StarCraft II, n'est pas un jeu parfait, même s'il effleure la perfection, on peut lui reprocher quelques points. Tout d'abord, comme je le disais plus haut, le niveau de difficulté devient très vite retors pour les néophytes qui voudraient titiller l'I.A. un peu plus. Mais connaissant Blizzard, il y a fort à parier que le jeu sera encore peaufiné dans les mois et les années à venir. Ensuite, mine de rien, le jeu réclame 12 Go d'espace libre sur le disque dur, ce qui commence à faire en volume. D'autant que la campagne est, comme tout le monde le sait, découpée en trois volets. Donc, si on imagine que les trois volets réclameront, à tout hasard, 12 Go d'espace libre chacun, on monte à 36 Go, sans compter les replays et cartes amateurs ! Les temps de chargements, eux, varient de 20 à 30 secondes, malgré les 8 Go de ram de la machine de test, ce qui paraît bien long.

On regrettera par ailleurs la totale absence de LAN, entre autre à cause des Hauts-Faits, ce qui oblige les joueurs à passer par Battle.net. L'autre grief du nouveau modèle en ligne concerne la liste d'amis qui affiche obligatoirement le nom réel de ses amis. Si cette information est importante pour Blizzard, elle l'est moins pour le commun des mortels, là où la majorité des services en ligne -  Xbox Live, PlayStation Network, Steam - se contentent d'afficher un pseudo.



CONCLUSION

note: 8 A n'en pas douter, StarCraft II comble les attentes qu'on avait de lui avant sa sortie. Le titre confirme par ailleurs sa suprématie dans le domaine des STR avec gestion de base, et se partage la tête des STR tout court avec Warhammer 40.000 : Dawn of War II. Si vous aimez le genre, impossible de passer à côté.

 LES PLUS

  • Scénario bien ficelé
  • Graphismes chatoyants
  • Doublages et répliques de qualité
  • Mode en ligne complet
  • Gameplay équilibré comme rarement
  •  LES MOINS

    • Campagne en kit
    • Connexion obligatoire
    • Noms réels dans Battle.net
    • Difficulté mal étalonnée
    • Prix de vente de 60€ recommandé


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    Fiche jeu

    StarCraft II : Wings of Liberty

    Genre :
    Stratégie

    Développeur :
    Blizzard…

    Editeur :
    Non renseigné

    Web :
    Site officiel

    Dates de sortie :

    27 Juillet 2009

    27 Juillet 2009